Pour le Réveillon de l’An 2000, avec mon pote Alexis (cette traînée qui vit à Lyon) on est allé faire les dindes à New-York ! Trop fort comment on se l’est joué Royal au Bar !
Déjà, on a réservé dans un Palace. Passqu’on s’est dit : soit on y va en V.I.P., soit on n’y va pas du tout.
Déjà on a voyagé en Business Class. On est rentré à paris complètement fauchés d'ailleurs... On a bouffé des patates pendant 2 mois mais on s'en fout.
Et en plus on s’est payé le luxe de venir se faire chercher à l’arrêt-au-port en Limousine avec chauffeur. Voui Madame ! Quand on pousse des wagonnets à la mine toute l’année, autant se faire plaisir en s’offrant de vachement belles vacances non ?
Donc, ya un type qui est venu nous chercher à Kennedy Airport avec not’ nom marqué sur une pancarte : nous on avait dit qu’on s’appelait “Patsy Stone et Edina Mansoon”, comme dans Absolutely Fabulous.
Dans la Limousine (qu’était looooongue comme un paquebot) y avait un mini-bar. Et quand on vient de se taper 8h d’avion, qu’on est un peu crevé, qu’ya le décalage horaire, qu’on est dans une ville qui dort jamais, qu’il fait à peine nuit alors que toi t’es censé en être au p’tit-déj’, ben faut bien se changer les idées.
Alors on a bu. Trop bu. Beaucoup trop bu...
En fait, c’est passqu’on a voulu goûter à tout ce qu’il y avait dans le mini-bar… Y avait de la vodka, du whisky et plein d’autres trucs Americains que je connaissais pas. On a fait des mélanges.
On s’est très gravement murgé la tête dans la Limousine.
Et, on a fait comme Edina (pour ceux qui connaissent) : on est sortis de la Limousine en rampant…
Alexis, il a donné 20 $ de pourboire au mec qui tenait la porte de l’hôtel ! J’ai dit à Alexis que si on commençait comme ça on aurait plus beaucoup de sous à la fin du séjour. Et c’est ce qui s’est passé d’ailleurs…
Alexis, dès qu’il a rampé en dehors de la voiture, il a décidé d’aller faire du shopping.
On est allé voir les Tours Jumelles (passqu’en ce temps-là elles étaient encore là…).
Dans les Tours Jumelles, ya un tas de magasin. Alors comme Alexis il était ivre mort, il a acheté cet ensemble panthère transparent de très bon goût… Sur la photo ça se voit pas, mais il a toutes ses coucougnettes qui ballotent dedans quand il marche. C’est très seyant moi je dis… Très classe… Mais rien n’arrête l’homme bourré dans sa frénésie de shopping… Dans ces cas-là, l’homme sensible peut être pire qu’une femme lambda sans balloches.
Ben figurez-vous qu’y a un type qui m’a arrêtée en pleine rue pour me dire : “Oooohh my god, You’re really a woman of fire !!! Sooo sexy, I can’t believe it ! Are you French ???”.
Aaaaaahhhhhhhhh !!!!!!!!!
J'ai dit : Yes and I have in ze biloutes !
A partir de là, j’ai dis à Alexis qu’il faudrait qu’il me vouvoie… Ppppffffff…. Je suis une Woman of Fire s'te plaît !!!!
J'ai été congelée pendant tout le séjour. J'aime pas le vent, ça sert trop à rien le vent...
Après, on est allé à Broadway voir une comédie musicale : “Le Fantôme de l’Opéra”. Immédiatement j’ai voulu épouser le fantome ! J’étais plus bourrée, mais il m’avait énormément touchée…
Elle m’a trop énervée cette petite pute de Christine Daaé à pas vouloir du fantome ! Connasse va !
Mais en rentrant à l’hôtel, on s’est d’abord arrêté dans un bar.
On a bu (pour fêter le fantome).
Pis, on est rentré à l’hôtel. Pis on a rebu sur la route dans un troquet.
Dans l’hôtel, on a re-bu les bébé-bouteilles du mini-bar et on a continué à chanter “Le Fantome de l’Opéra” à tue-tête : “Think of me ! Thiiiiiiink of me Chriiiiiistiiinne la la la la la la lère”.
Pis, on s’est fait convoqués à la réception de l’hôtel pour tapage nocturne (hips !). C’est vrai qu’on chantait un peu trop fort et surtout très très faux (mais quand on est bourré, on est persuadé qu’on chante très bien). On est grave monté dans les aigus ! Surtout quand le fantome il se fait gauler dans sa cache souterraine… Là ça devient grave de grave dans l’émotionnel. Nous on a vécu la vie du fantome… P***** keske c’était bô !!! Ben ils ont rien voulu savoir à la réception de l’hôtel… pppfffff !!!! Bande d’anti-fantomes va ! A mort Christine !
Ya un autre jour où on a voulu aller à Central Park. Toujours pour faire comme dans Absolutely Fabulous (pour ceux qui suivent…). Quand y en a une qui gueule (habillée en infirmière) : “I want to go to Disneyland !!!!”.
Alexis, il a même pas voulu que je m’habille en infirmière.
Mais j’ai quand même pu hurler que je voulais aller voir Mickey !!
Keske c’était bien.
Ca aurait été encore mieux si Alexis n’avait pas été malade…
Ben ui….
Un beau matin, il a décrété qu’il en avait marre de bouffer des cochonneries américaines et qu’il était en train de se boursoufler et d’entamer une mutation. Il s’est vu en p’tit hippopotame qui danse dans “Fantasia”.
Donc, il a décidé de faire un régime.
Son régime à Alexis, c’était très simple. Il a emmené avec lui une boite de Xenical. Le Xenical, pour les connaisseurs, c’est un médicament qui sert à faire popo. En fait, ça tranforme toutes les graisses avalées en… popo…
Le problème c’est que le popo peut survenir à n’importe quel moment !
Je le lui ai bien dit à Alexis que c’était dangereux de prendre ça quand on pouvait pas gérer l’option toilettes.
Il a rien voulu savoir.
Ben le popo, il est arrivé quand à votre avis ??? Evidemment quand j’étais en train de faire la moule l’andouille sur mon rocher !
Il a hurlé : "Soso !!!! J'ai la taupe au guichet !!!!"
Et vous savez quoi ? Ya pas de toilettes dans Central Park… Enfin, on en a pas trouvé…
J’ai suggéré à Alexis de s’agenouiller discretos devant un bassin, puis de s’essuyer avec un canard mais il a dit que c’était une mauvaise idée.
Et c’est très très difficile de trouver un taxi dans Central Park aussi. Pôv’ Alexis… Pôv’ canard…
On quand même réussi à trouver un taxi qui nous a ramené dare-dare à l’hôtel. Alexis ne pouvait plus parler dans le taxi… Il était raide comme la justice tout occupé à essayer de contenir son popo ses émotions.
J’ai bien pu râler (vu qu’il pouvait pas causer) comme quoi notre après-midi était foutue en l’air passque Môssieur avait décidé de faire le beau (normal quand on se balade avec une Woman of Fire). Qu’il m’avait cassé toute mon émotion de me prendre pour Edina dans Central park (depuis le temps que j’attendais ça).
Que j’en avais marre qu’il se gave comme une truie avec des Mac Do géants (là-bas, leur menu simple fait 3 fois la taille du notre… Un délice Une horreur…).
J’ai vraiment cru qu’il allait tout faire dans l’ascenseur de l’hôtel. Comme il s’était déshabillé entre-temps (pour être prêt), évidemment ya quelqu’un d’autre qui a appelé l’ascenseur… Et la porte de l’ascenseur s’est ouverte sur Alexis… qui avait le pantalon sur les genoux… Et Alexis, il est très très pourvu par Dame Nature si vous voyez ce que je veux dire... Disons que les balloches d'Alexis, c'est un truc assez phénoménal que l'on devrait mouler pour exposer dans un Musée tellement c'est impressionnant...
Là, j’ai vécu un très grand moment de solitude…
Surtout quand on s’est encore fait convoquer à la réception de l’hôtel pour exhibitionnisme et attouchements sur la voie publique… Mais là j’ai protesté ! Alexis nu comme un ver ok, mais moi j’ai rien fait (enfin je l’ai aidé à se déshabiller… Et on a cru que…). Mais Alexis c’est un frère pour moi (et j’ai l’habitude de le voir tout nu depuis 15 ans qu’on se connaît).
On s’est rencontrés quand j’ai été élue Miss Beauvais Médiévale (voui voui…). Lui c’était “Colin Pilon”, mon mari… Cherchez l’erreur… Comme il voulait absolument me piquer ma robe, on aurait du l’élire lui comme “Jeanne Hachette”, ça aurait été plus rapide !
Finalement on est rentré à Paris complètement saouls après avoir écumé tous les bars les magasins de la grosse pomme.
Dans l’avion, y avait une équipe de basketteurs professionnels… J’étais trop heureuse à l’enregistrement ! Mais après j’ai bien fait la gueule quand une lesbienne est venue s’asseoir à côté de moi… Elle a commencé à me raconter qu’elle était mime (qu’est-ce que je m’en bat le steak…) et elle voyageait avec une paire d’ailes (n’importe quoi) et en plus elle puait de la gueule… ppppffff…. J’ai pris un somnifère…
On a mis une semaine complète à se remettre de nos vacances à New-York.
Elle est belle la jeunesse.