Après avoir quitté Prince Rupert nous sommes allés jusqu’à Kitwanga, puis avons tourné à gauche pour prendre la Cassiar Highway jusqu’à Watson Lake à la frontière de la Colombie Britannique et du Yukon.
Que dire sur ce bout de route ?
Que c’est le pays des grizzlys et ours bruns - nous en avons vu à deux reprises sur cette route mais à chaque fois ils s’étaient cachés avant que je puisse sortir mon appareil- mais voir apparaitre à la sortie d’un virage un grizzly sur ses pattes arrières au milieu d’un route reste pour moi l’un de mes plus beaux souvenirs de voyage. Soyez attentifs de nombreux autres animaux vivent dans la région et vous aurez peut-être la chance de voir comme nous des coyottes, loutres d’eau douce ou encore des perdrix…
La Cassiar c’est aussi une route défoncée (terre, boue, graviers, asphalte, ornières) de 800 km, fréquentée principalement par des grumiers, des chasseurs, des bucherons, bordées de magnifiques forêts, lacs et d’une dizaine de localités. Ne prenez pas de risque faites le plein à chaque fois que vous voyez une station-service, ne vous aventurez pas sur cette route la nuit ni avec une petite voiture.
Côté hébergement l’offre n’est pas grande, et je peux vous dire que nous avons été soulagés quand nous avons vu apparaitre les néons du Tattoga Lake Resort (pour faire simple TLR).
Le TLR donc est un camp de chasse qui se trouve au bord de la Cassiar. Il inclut quelques chalets, une cafétéria, un lac avec son hydravion, un atelier, et une pompe à essence.
Les chalets ont l’électricité mais pas de sanitaire. Il faut aller dans le chalet sanitaire qui se trouve au milieu du camp. A ce sujet repérez les lieux avant la nuit (il n’y a pas de lumière extérieure) au risque qu’il vous arrive le même problème qu’à moi : Ayant écouté distraitement les explications que l’on m’avait données, au lieu de me retrouver dans le chalet sanitaire je me suis retrouvé dans le chalet d’un chasseur qui dormait et qui a été pour le moins surpris quand il m’a vu au milieu de la pièce. Côté propreté, c’est l’équivalent d’un camping propre et l’eau chaude se paye via un minuteur.
Côté confort, c’est rustique et rudimentaire mais super sympa. Literie confortable et chauffage à bois, indispensable car c’est un endroit plutôt frais et humide en automne mais attention : Au Canada, on appelle les poêles à bois en fonte des fournaises, je sais depuis la nuit que nous avons passé au TLR pourquoi. Au début cela ne chauffe pas beaucoup, ça aurait même tendance à plutôt fumer, mais si vous chargez trop en bois, au bout d’un moment quand le conduit est bien chaud cela va se mettre à tirer jusqu’à faire rougir le poêle et dispenser une chaleur infernale. Résultat, vers 2 heures du matin il faisait tellement chaud dans le chalet (au moins 40°C) que nous nous sommes réveillés et nous sommes retrouvés tous les deux dehors en sous-vêtement alors qu’il ne faisait qu’une petite dizaine de degrés. A j’allais oublier nous nous étions endormis en oubliant d’éteindre la couverture électrique… L'enfer mais on apprend et cela nous fait toujours rire quand on en reparle.
Côté restauration, la salle à manger donne directement sur la cuisine et les propriétaires (un suisse allemand (de Luzern) marié à une canadienne) sert une cuisine pour chasseurs, coureurs des bois ou autre routiers donc un régime qui tient bien au corps mais bon.
Côté activité vous pourrez de là partir faire un tour en hydravion, allez pécher ou vous faire une partie de chasse.
Vraiment si vous avez la chance de passer par là arrêtez vous au Tatogga Lake Resort, l’expérience est unique, faites une caresse de notre part au golden retriever de la maison, c’était un amour quand il était petit.
Les plusL'ensemble.
Les moinsLes sanitaires.