Les petites choses qui vous gâchent la vie en avion
Rêver du voyage, c'est déjà un voyage, mais parfois le voyage débute par un cauchemar. Les 10 situations les moins souhaitables mais les plus fréquentes (ordre aléatoire).
- le fauteuil qui ne s'abaisse pas : me voilà raide dans mon siège durant toute la durée du vol. Si en plus, le passager de devant ne veut jamais relever le sien, et que le sale gosse de derrière s'évertue à tambouriner mon dossier avec ses pieds, j'ai besoin d'un chausse-pied pour m'extraire.
- être séparé de son conjoint : et se retrouver à côté d'un bavard impénitent qui déblatère des poncifs sur les vertus du voyage ou se vante de connaître parfaitement le pays de destination.
- le retard au décollage : une heure, deux heures, trois heures, problème technique annoncé une fois montés dans l'avion ou d'autres raisons qui nous échappent, nous, pauvres passagers à la merci d'un trop grand nombre de paramètres. Bloqués dans l'avion sur le tarmac de l'aéroport de Moroni (Comores), ou comment maudire le soleil.
- l'écran qui ne fonctionne pas : ou quand l'écran tactile, à force d'avoir été maltraité, reste bloqué sur le menu. Quand l'écouteur est hors service, on peut le changer, avec l'écran défectueux, pensez à prendre un bon bouquin.
- la famille nombreuse séparée : entre papa et maman qui font les 100 pas pour surveiller leurs héritiers postés 5 rangs plus loin et le petit dernier toujours en couche, on en veut au planning familial d'avoir raté sa cible.
- le passager qui vomit : un brave monsieur à côté de moi qui ne digère pas son dîner et s'en veut, rouge de honte, d'avoir fait si peu honneur au plateau-repas. Et pas une hôtesse pour l'aider à nettoyer son méfait. Dans un vase clos, l'odeur s'installe !!
- les toilettes après un vol long courrier : l'odeur justement. Entre l'incontournable offrande matinale pour certains et s'asperger de parfums capiteux pour certaines (histoire de masquer ses odeurs corporelles), le mélange donne des haut-le-coeur ! Mieux vaut être assis loin des toilettes.
- le passager qui s'agrippe à mon fauteuil à chaque fois qu'il se lève : et comme c'est un anxieux ou qu'il a besoin de se dégourdir les jambes toutes les 15 mn, j'ai droit à l'arrachage de cheveux au passage et au réveil sans douceur si je suis assoupi.
- l'équipe de sportifs qui vient de gagner son championnat et qui rentre au pays : leur demander de baisser le volume ne fait qu'exciter leur enthousiasme et leur fierté d'avoir mis une tôle à ces prétentieux de Français.
- le passager qui boit un peu trop : parce qu'il a peur en avion ou qu'il s'ennuie. Il parle beaucoup, fort et sans grand intérêt à sa femme qui remplit ses mots fléchés. Quand il se tait, il dort en ronflant. Et elle aussi.
- les turbulences : quand ça dure et au moment des repas. Peuvent accélérer les problèmes gastriques.
Bien sûr en business class ou en première, la probabilité de vivre ce genre de désagréments diminue considérablement. Comme disait Flaubert, "l'argent est bon, mais l'aise meilleure". Et l'aise en voyage, ça a du bon.
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