Agé de trois millénaires, l'art culinaire chinois
est considéré comme l'un des plus vieux de la planète et fait partie des gastronomies les plus estimées, avec plus de
60 000 plats différents recensés. La cuisine chinoise se caractérise principalement par la finesse de sa préparation au moyen de techniques spécifiques de découpage, la savante maîtrise de l'art de l'assaisonnement, le parfait contrôle du feu et l'harmonieuse présentation de ses plats. Par ailleurs, et grâce à sa grande superficie territoriale et à la diversité de ses cultures régionales, la Chine est un pays aux multiples ingrédients culinaires, avec, entre autres, plus d'une centaine d'espèces animales terrestres,
500 sortes de poissons et
150 types de légumes composant les recettes.
Les grandes cuisines, les plats typiques et les restaurants chinois
Globalement, on peut répartir la gastronomie chinoise en
huit grandes cuisines, qui se distinguent par leur tradition régionale respective. Premièrement, la cuisine du
Shandong se caractérise par des plats tels que les fruits de mer, les tripes et les soupes, qui sont bien chargés en saveur, le plus souvent par de l'échalote et de l'ail. Ensuite, la cuisine cantonaise, originaire du sud du pays et la plus connue dans le monde, met en valeur, d'une part les chairs très parfumées se consommant immédiatement après la préparation telles que le boeuf et le porc, mais aussi le serpent, et d'autre part les plats végétariens très croustillants. Troisièmement, la cuisine du
Sichuan se démarque par sa présentation aux couleurs très variées, utilisant des condiments tels que le piment, le poivre et le gingembre et donnant des plats très relevés.
Celle du
Hunan,
pour sa part, se base sur du piment, et s'affirme par le goût de
l'aigre-doux ainsi que la technique de cuisson braisée pour conserver le jus des aliments. Ensuite, les plats du
Fujian, principalement constitués de produits maritimes tels que l'anguille, les coquillages et le concombre de mer, révèlent des goûts légers à la fois sucrés et aigres par l'utilisation du Zao, un vinaigre d'alcool propre à la région. La sixième grande cuisine est celle du
Zhejiang, composée de plats, frais et légers, de fruits de mer. L'habile mélange du sucré et du salé
demeure avec la cuisine du
Jiangsu, qui excelle dans la présentation et la cuisson de plats légers
mais croquants à base de légumes, de poissons, mais aussi de canard. Et la dernière
grande famille gastronomique chinoise appartient à la cuisine de l'Anhui, très diététique par l'utilisation de plantes médicinales comme ingrédients.
Ainsi, il va de soi que les meilleurs restaurants du pays se situent géographiquement dans les régions de prédilection des différents types de cuisines
suscitées. Néanmoins, en tant que capitale,
Pékin offre un aperçu de l'ensemble des spécialités chinoises dans ses districts et ses quartiers.
Les boissons et les bars chinois
C'est indiscutablement le thé vert qui constitue la boisson principale du pays, avec des grands crus tels que le
biluochun de
Suzhou, le
longjing de
Hangzhou, le
maofeng des monts
Huangshan, et le
maojian de
Hunan et de
Guizhou. Des variétés de couleurs de thé existent également, comme le noir, le jaune, mais aussi le blanc dont les feuilles sont récoltées à l'état de bourgeon.
En second lieu, la bière, qui est généralement peu alcoolisée et conditionnée en bouteilles de verre ou en canettes, est appréciée par bon nombre de consommateurs avec ses quelques centaines de déclinaisons, dont les plus réputées sont la
Qingdao d'origine germanique du XIXe siècle et la Liquan du sud. On note aussi que la bière à pression fait, en ce moment, l'unanimité des chinois, notamment dans les bars de
Pékin et de
Shanghai.
En matière de boissons fortes donc alcoolisées, les meilleures marques sont le
Maotai à 53°, les
Xishui et
Daqu à 55° du
Guangxi très parfumés à base de sorgho, et le
Wuliangye du
Sichuan composé de cinq céréales dont le maïs, le millet, le riz et le sorgho.
Concernant la culture vinicole, elle n'intègre pas la tradition locale, et en conséquence, se développe la plupart du temps en collaboration avec des producteurs occidentaux, à l'exemple des vins dénommés
Dragon Seal et Dynastie. Toutefois, des produits locaux, beaucoup plus proches de l'alcool fort que du vin, occupent une proportion non négligeable du marché, comme le
vin de Dongjiu, préparé avec du blé, du sorgho et des plantes médicinales. On peut citer également les vins de riz, dont le
vin jaune de Shaoxin qui se déguste à une température tiède.
Enfin, en matière de réputation, la
ville de Shanghai peut être considérée comme celle qui couvre l'ensemble des meilleurs bars et boissons du pays avec ses produits traditionnels, agrémentés en plus d'une multitude de produits exotiques provenant des quatre coins du monde, et particulièrement du
continent sud-américain.